Attention danger travaux !

vendredi 29 novembre 2013

Pour la fédération SUD éducation, l’ouverture de ces chantiers sur la transformation des métiers de l’éducation est source de fortes inquiétudes dans le contexte actuel de démantèlement des statuts et de destruction des droits des salarié-es

  • • Pour SUD éducation, des évolutions de nos métiers sont nécessaires, mais ce constat ne doit pas être le cheval de Troie de la remise en cause des garanties statutaires
  • • Nous le disons sans ambiguïté : SUD éducation refusera et combattra toute régression, tout en portant des revendications exigeantes pour l’évolution de nos métiers et conditions de travail

Une philosophie générale qui ne répond pas aux attentes des personnels}

  • -  Comme pour la loi dite de refondation de l’école, les annonces éléphantesques du ministère accouchent d’une souris. Ses projets sont caractérisés avant tout par une grande continuité avec les politiques éducatives de ces dernières années.
  •  SUD Éducation revendique la réduction du temps de travail et l’inclusion de temps de concertation dans les obligations réglementaires de service pour favoriser le travail en équipe. Rien n’est fait en ce sens dans les projets ministériels.
  •  Pour la compensation pour des tâches supplémentaires et la pénibilité, le Ministère continue de promouvoir quasi-exclusivement une logique indemnitaire compensatoire, et encore a minima, dans le cadre d’un budget très contraint. SUD Éducation revendique la compensation des tâches supplémentaires et de la pénibilité par des réductions des services.
  •  La logique budgétaire « à l’équilibre » dans laquelle le ministère s’enferme induit de fait des régressions pour une partie des personnels, ce que SUD Éducation refusera toujours. Pour SUD Éducation, il faut combattre l’austérité budgétaire du gouvernement, et pour cela changer les rapports de force.

Des manques essentiels}


Les premiers documents de travail ministériels sur l’évolution des métiers sont caractérisés par des manques essentiels, que nous avions déjà dénoncés dans la loi d’orientation et de programmation.

  •  Rien sur le nombre d’élèves par classe !
  •  Rien sur la précarité !
  •  Rien sur la réduction du temps de travail !
  •  Rien sur la souffrance au travail !

Des régressions à combattre !}

  • Sur l’annualisation des services des PE remplaçant-e-s et en poste fractionné
  • Sur le remplacement de la notion de maxima de service par celle de « référence »
  • Sur le pilotage pédagogique par les directeurs et directrices d’écoles
  • Sur l’augmentation du pouvoir des CA sur les enseignant-e-s et sur la territorialisation
  • Sur les augmentations de service en CPGE et en BTS


Pour SUD éducation, les projets ministériels ne sont pas acceptables : }

ils ne répondent pas aux besoins de l’école et des personnels. Le service public d’éducation doit être radicalement transformé. Les droits des personnels, leurs conditions de vie et de travail doivent être profondément améliorés. Pour imposer ces changements nécessaires, nous ne pourrons compter que sur nos mobilisations.
Construisons les luttes pour une école égalitaire, émancipatrice, démocratique. Mobilisons-nous : }

  • pour la réduction du nombre d’élèves par classe et la définition de plafonds nationaux,
  • pour l’augmentation du nombre de postes aux concours et la titularisation de tous les personnels précaires,
  • pour la réduction du temps de travail dans le cadre de maxima de service hebdomadaires diminués, contre toute annualisation,
  • pour la compensation de la pénibilité et des tâches supplémentaires par des diminutions des services,
  • pour des augmentations générales des salaires,
  • pour le rétablissement des droits syndicaux, du droit de grève et pour l’abrogation du service minimum.

Aucune « priorité à l’éducation » n’est possible dans un contexte d’austérité budgétaire.
Il faut changer les rapports de force pour une autre école, une autre société.
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