L’exaspération populaire est justifiée : De nos révoltes, construisons l’avenir !

vendredi 29 novembre 2013

La révolte est nécessaire, nous la voulons aussi utile à changer la société. Salarié-es, chômeurs-ses, retraité-es, jeunes en formation, organisons-nous, prenons nos affaires en mains, défendons nos revendications et construisons la nécessaire transformation sociale.

C’est dans le contexte social actuel que des conflits éclatent un peu partout et dans lesquels les syndicats de Solidaires prennent toute leur place, comme ils le font dans les différentes structures et collectifs avec lesquels ils oeuvrent pour que des vérités soient dites, que des consciences s’éveillent et que des combats permettent d’espérer changer le cours de nos vies.

Solidaires est la 4e force syndicale de Midi-Pyrénées et tient une place prépondérante en Haute-Garonne. Force est malheureusement de constater qu’une partie des représentants des salarié-e-s accompagne ouvertement le gouvernement, donc sa politique d’austérité.

Mais ne désespérons pas, les femmes et les hommes d’engagement, à Solidaires comme ailleurs, sauront se retrouver pour mener les luttes justes et nécessaires qui nous attendent.
A vous toutes et tous de contribuer à ces rassemblements nécessaires en nous rejoignant.

Ces actions ont des points communs qui sont forts et indéniables
 :

• • Le changement de gouvernement n’a strictement rien changé à la situation économique et sociale, tout autant destructrice aujourd’hui qu’hier ;
• • L’argent et le profit continuent d’être les moteurs de l’action politique au mépris de l’emploi et des protections sociales ;
• • Les conditions de vie sont rendues encore plus difficiles du fait de la politique d’austérité menée en France et en Europe au mépris des peuples ;
• • Les salarié-e-s se heurtent toujours à un mur en matière de dialogue sans parler d’inespérées négociations ;
• • Leurs conditions de travail sont plombées par la productivité, la flexibilité et au final la précarité dans lesquelles ils/elles sont entraîné-e-s au quotidien ;
• • un de leurs recours, l’Etat, se désengage de plus en plus aux mêmes prétextes et selon les mêmes méthodes que les entreprises.

De l’exaspération à la révolte

Ce qui s’est passé en Bretagne fin octobre/début novembre illustre le contexte dans lequel nous nous trouvons, les potentialités en matière de changement social et aussi ses dangers par rapport à ce que nous défendons et à ce que nous voulons construire et créer pour l’avenir.
Nous prônons la transformation sociale et considérons que l’action directe des travailleurs et des travailleuses sera déterminante pour y arriver : alors, nous sommes attentifs lorsque « ça bouge » et rejetons tout mépris à l’égard de celles et ceux qui forment le peuple.
Parce que nous sommes aussi une organisation syndicale qui défend les intérêts des travailleuses et des travailleurs, donc un certain nombre de valeurs, nous ne pouvons soutenir tout ce qui bouge

De nos révoltes, construisons l’avenir !
Les batailles sociales perdues pèsent sur le moral des salariées, sur leur espoir de voir les choses changer par leur propre action ; les luttes locales ont un rôle important pour reconstruire la confiance dans l’action collective. Gagner sur des revendications locales, parfois catégorielles, c’est se donner les moyens de gagner plus largement ensuite !
Mais les luttes sociales partielles ne doivent pas devenir notre seul horizon ; il nous faut toujours situer notre combat dans la perspective du changement social que nous voulons, et donc travaille débattre, approfondir nos réflexions sur des sujets comme l’autogestion, les services publics, les travaux socialement utiles, la prise en compte des enjeux écologiques, les droits individuels et collectifs, etc. Le syndicat doit s’approprier ces débats, intervenir sur ces différents terrains ; l’autonomie du mouvement social ne signifie pas qu’il se résigne à des luttes défensives et à pérenniser l’organisation actuelle de la société ; bien au contraire !
Prise en charge des revendications immédiates, construction d’alternatives et rupture avec la société actuelle sont complémentaires.
C’est ainsi que le syndicalisme redeviendra une force porteuse d’un projet de société !
Face aux inégalités, aux injustices, à l’exploitation, aux exclusions,
au désastre écologique, … nous avons raison de nous révolter ;
Mais ça ne suffit pas : de nos révoltes, construisons l’avenir !