LETTRE SUD EDUCATION 12 DU 3 MAI

dimanche 3 mai 2015

LETTRE DE SUD EDUCATION 12
SAMEDI 2 MAI

GREVE LE 19 MAI - CONTRE LA REFORME DU COLLEGE
Dans un contexte déjà largement dégradé pour tous les personnels, les organisations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU SNALC-FGAF, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ’action et SUD Éducation appellent à poursuivre les mobilisations en cours, débattre en AG des conditions de l’amélioration du collège, multiplier les formes d’action et se mettre massivement en grève le 19 mai.

Communiqué intersyndical
Paris, le 16 avril 2015
Les organisations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU SNALC-FGAF, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ’action et SUD Éducation font le constat du maintien d’une réforme du collège contestée par la majorité des enseignants et rejetée au CSE par des organisations syndicales représentant plus de 80 % des enseignants du second degré.
Elles continuent à demander le retrait de cette réforme fondée sur l’autonomie des établissements et la multiplication des hiérarchies intermédiaires sous l’autorité du chef d’établissement et la reprise de discussions sur de nouvelles bases pour la réussite de tous les élèves.
Sans répondre aux véritables besoins du collège, cette réforme ne ferait en outre, si elle était mise en oeuvre en 2016, qu’engendrer davantage d’inégalités entre les élèves, aggraver les conditions de travail des personnels, mettre en concurrence personnels, disciplines et établissements.
Dans un contexte déjà largement dégradé pour tous les personnels, elles appellent à poursuivre les mobilisations en cours, débattre en AG des conditions de l’amélioration du collège, multiplier les formes d’action et se mettre massivement en grève le 19 mai.

Les tracts en ligne :http://www.sudeducation.org/Greve-le-19-mai-contre-la-reforme.html
Le journal réforme du collège élaboré par Sud Créteil « En débattre, la combattre, pourune autre réforme » :http://www.sudeduccreteil.org/Reforme-du-college-2016-en.html


L’APPRENTISSAGE N’EST PAS LA SOLUTION MIRACLE, CE N’EST PAS LA SOLUTION DU TOUT !

Communiqué sur les mesures annoncées par François Hollande, le 19 avril 2015, en matière d’apprentissage.
L’apprentissage, souvent présenté comme la solution miracle à la crise économique en France relève de l’arsenal idéologique néolibéral usuel de remise en question des avancées en matière de droit social et de droit du travail. Rappelons tout d’abord que le taux de chômage des jeunes en France, -parce qu’il prend en compte l’entièreté de la tranche d’âge des 16-25 ans… dont la majorité sont toujours étudiant-e-s et non en recherche d’emploi- est largement surévalué. Son taux réel sur la population des actifs dans cette classe d’âge est estimé à 8%, soit un peu en-dessous de la moyenne européenne. La stigmatisation des jeunes dans leur relation à l’emploi permet les pires reculs en matière de politique éducative.
Avec l’annonce de François Hollande, le 19 avril dernier, d’une aide pour les entreprises de moins de 20 salariés qui ne paieront « plus rien » (ni charges, ni salaires !) sur l’emploi d’apprenti-e-s mineur-e-s, les pouvoirs publics poussent la tendance à un degré sans précédent. Solliciter les très petites entreprises (TPE) pour qu’elles « occupent » les jeunes en décrochage scolaire afin de dissimuler l’échec de l’Education Nationale à mener TOU-TE-S les élèves au terme d’un parcours scolaire réussi est pitoyable. Surtout si l’on prend en compte l’échec des différents plans récents de relance de l’apprentissage. L’administration a recensé en moyenne environ 400.000 jeunes apprenti-e-s sur l’année 2014, contre un peu moins de 420.000 en 2013. Les entreprises sont réticentes à consacrer du temps à la formation sauf possibilité de rentabiliser à court terme une main d’œuvre peu onéreuse et défiscalisée. C’est pourquoi les apprenti-e-s sont majoritairement recruté-e-s dans les métiers en tension (Bâtiment, Hôtellerie-restauration, etc.) là où on a du mal à trouver des personnels qui acceptent d’occuper des emplois précaires pour des salaires de misère.
Même en l’Allemagne, régulièrement citée en exemple par les économistes libéraux, le système s’essouffle : les entreprises se lassent d’avoir à prendre en charge la formation par apprentissage des jeunes allemand-e-s et ces dernier-e-s rebutent à choisir des filières trop spécialisées susceptibles de leur limiter l’accès à des poursuites d’études ultérieures.
La fédération SUD éducation dénonce toute mesure favorable à l’apprentissage car cela :
►constitue un recul éducatif
►induit la reproduction des inégalités sociales
►n’a aucune incidence sur l’insertion professionnelle globale des jeunes en formation initiale (dont une majorité âgée de moins de 18 ans).
Exigeons des moyens pour une éducation de qualité dans tous les LP !

Le communiqué en ligne  :http://www.sudeducation.org/L-apprentissage-n-est-pas-la.html

TOURNEE D’AYOTZINAPA EN EUROPE 2015
À Paris les 3 et 4 mai et Marseille le 11 mai
Une brigade d’Ayotzinapa, Mexique, parcourt l’Europe pour exiger la présentation en vie des 43 étudiants disparus.
Les membres de cette délégation exigent que cette demande de présentation en vie soit maintenue malgré l’insistance de l’État mexicain à clore l’enquête et la recherche.
Ils demandent à la communauté européenne de maintenir une surveillance internationale face aux actes de répression contre le mouvement social qui exige la présentation en vie des étudiants de l’École normale rurale.
Ils demandent le soutien pour mettre en place des garanties réelles de non‐répétition, de respect et d’accès plein et entier aux droits de l’homme.
L’Autre Europe, 16 avril 2015. Une commission de l’École normale d’Ayotzinapa, Mexique, parcourra l’Europe entre le 16 avril et le 19 mai pour informer à la communauté européenne de la poursuite de la lutte des pères et mères de famille pour la présentation en vie des 43 étudiants normaliens disparus, malgré la persistance de l’État mexicain à considérer que ces étudiants ont été brûlés sans qu’il en apporte les preuves.
Lire la suite :http://www.sudeducation.org/Tournee-d-Ayotzinapa-en-Europe.html


]POURQUOI LA CRISE, LES DETTES ET LES POLITIQUES D’AUSTERITE EUROPEENNES SONT TOUT SAUF UNE FATALITE ]


Quelques éléments pour comprendre cette immense arnaque

La dette revient dans le débat public, économique et social. Lors des six dernières années, tous les gouvernements européens directement à la manœuvre, ont présenté la facture de la crise économique et financière aux peuples à travers des politiques d’austérité drastiques dont le peuple grec est la victime la plus emblématique.
Ceux-là mêmes qui sont à l’origine de cette crise (banques, fonds de pension) ont fait coup double : les pertes des banques ont été socialisées, les banques sont devenues ensuite les prêteurs des Etats qui s’étaient endettés, et pour finir, elles ont spéculé sur ces dettes...

Ce 4 pages est là pour revenir sur les mensonges assénés par les libéraux, afin de mieux comprendre ce qui se joue et d’avoir de meilleurs atouts pour s’y opposer. Est-il possible de mener une autre politique en Europe que celle qui, depuis des années, amène la régression sociale ? Si notre Union syndicale le pense, il est clair qu’il s’agit d’une lutte qu’il va falloir mener ensemble, en France, en Grèce et ailleurs en Europe. L’exemple grec est mis en avant, pour éviter toute confusion et surtout, lutter contre les divisions entre les peuples, terreau de tous les oppresseurs...

Lire le 4 pages  :http://www.solidaires.org/IMG/pdf/4pages_dette_solidaires_23_avril.pdf

RASSEMBLEMENT CONTRE LE PROJET DE LOI RENSEIGNEMENT
Lundi 4 mai 2015 à 18h30, place des Invalides

Le 5 mai, les députés sont appelés à voter le projet de loi renseignement. Les débats ont eu lieu du 13 au 16 avril dans le cadre de la procédure d’urgence. À l’issue de cet examen, le texte soumis au vote consacre un dispositif liberticide, qui expose tous les citoyens à la surveillance des services de renseignement, quasiment sans contrôle, et met en danger toutes les mobilisations sociales et politiques.

  • légalisation massive des pratiques illégales des services de renseignement, permettant une surveillance large et très intrusive pour la vie privée des citoyens
  • extension du champ d’action du renseignement intérieur et extérieur, y compris dans des objectifs sans aucun lien avec le terrorisme
  • collecte généralisée des données sur Internet, traitées par des algorithmes
  • surveillance sans aucun contrôle des communications qui passent par l’étranger, alors que de très nombreux serveurs utilisés par des Français sont installés à l’étranger
  • conservation très longue des données collectées
  • contrôle des services de renseignement aux seules mains du pouvoir politique (Premier ministre), avec avis consultatif d’une commission lire la suite et trouver les tracts  :http://www.solidaires.org/article50871.html

RASSEMBLEMENT MARDI 5 MAI A 18H00 DEVANT LE MINISTERE DES FINANCES
pour demander la réintégration de Yann Le Merrer
pour dénoncer la répression anti-syndicale à La Poste

Yann Le Merrer, secrétaire départemental adjoint de SUD Activités Postales 92, a été révoqué de la fonction publique par la direction de La Poste le 9 janvier dernier. Cette sanction extêmement lourde - l’équivalent du licenciement pour un fonctionnaire - est une première pour un militant syndical depuis 1951.

La Poste reproche à Yann d’avoir fait des prises de parole et animé des Assemblées Générales pendant le mouvement de grève qui a touché les bureaux de Poste des Hauts-de-Seine entre janvier et juillet 2014. C’est uniquement l’activité syndicale qui vient d’être sanctionnée, visite de centres postaux et rencontres de collègues postiers.

Le jour-même où La Poste organisait une minute de silence dans tous les bureaux du territoire en hommage aux victimes du massacre à Charlie Hebdo et en défense de la liberté d’expression, elle montrait que pour elle, cette « liberté d’expression » devait s’arrêter à la poste de l’entreprise. Elle veut étouffer toute expression propre des postiers qui combat la politique de la direction : des suppressions d’emplois par dizaines de milliers et des plans de réorganisation qui se font sur le dos des salarié-e-s de la Poste, aux dépens des usagers. Ce combat n’est pas que celui des postiers mais de tous-tes celles et ceux qui veulent défendre le service public postal.
Lire la suite :http://www.solidaires.org/article50897.html

LA LIBERTE D’EXPRESSION SUR LE TRAVAIL, UN ENJEU DE SANTE PUBLIQUE

Dans le cadre des débats sur le projet de loi sur le dialogue social (à l’Assemblée nationale le mois prochain), plusieurs actrices et acteurs de la santé au travail (syndicalistes, médecins, experts, associations, chercheuses, etc.) signent un appel pour la défense des CHSCT qui restent pour eux « l’un des plus efficaces moteurs de prévention ».
Le travail peut nuire à la santé. Les organisations du travail créent des risques, que les employeurs tolèrent et banalisent, quand ils ne les posent pas dans la balance du chantage à l’emploi. Les signaux d’alerte sont multiples, de la médiatisation des suicides sur le lieu de travail au constat d’une « épidémie » de troubles musculo-squelettiques, en passant par le chiffrage terrible des dizaines de milliers de victimes de l’amiante, ou encore les enquêtes indiquant une accélération des rythmes de travail et une réduction des marges de manœuvre des salariés...
Face à cette fièvre manifeste, la réponse des organisations patronales, en partie reprise par le gouvernement, entend surtout casser le thermomètre en voulant supprimer le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), l’un des plus efficaces moteurs de prévention.
C’est en 1982 que les lois Auroux instituent les CHSCT dans les entreprises. C’est à la fois l’aboutissement et le point de départ de combats nouveaux. A travers cette institution, la question de la santé des travailleuses et travailleurs cesse de se poser seulement sous l’angle de la réparation des dégâts occasionnés par le travail. On prétend plutôt éliminer les risques à leur source, qu’ils menacent la santé physique ou la santé mentale. Le scandale de l’amiante, cette tolérance coupable d’une substance connue de longue date comme hautement toxique, a établi que le mirage de la réparation ne suffit plus. Le CHSCT peut interroger et mettre en cause ce qui génère des risques : l’organisation du travail et les choix de l’employeur.

Lire la suite sur Mediapart  : http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/270415/la-liberte-d-expression-sur-le-travail-un-enjeu-de-sante-publique

A très bientôt !


Documents joints

LETTRE SUD EDUCATION 12 DU 3 MAI
LETTRE SUD EDUCATION 12 DU 3 MAI