LETTRE SUD vendredi 6 septembre

vendredi 6 septembre 2013

Lettre SUD 12 du vendredi 6 septembre 2013 

 


1) Retraites : Appel des fédérations FERC CGT, FNEC FP FO, SUD Éducation à la grève et aux manifestations du mardi 10 septembre 2013

Tous en grève et en manifestation le 10 septembre pour nos retraites et contre la politique d’austérité !

 
AG à 13h30 salle du parking Foch

Manifestation à 14h30 à Rodez Place d’Armes

Les fédérations syndicales FNEC FP FO, FERC CGT, SUD Éducation (Solidaires) appellent tous les personnels de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche à se mobiliser, à se mettre en grève et à manifester avec l’ensemble des salariés du secteur public et du secteur privé le mardi 10 septembre 2013, à l’initiative des organisations syndicales interprofessionnelles CGT, FO, FSU et Solidaires, pour rejeter le projet de réforme des retraites porté par le gouvernement Ayrault.

Le projet Ayrault s’inscrit clairement dans la logique régressive construite par les réformes de 1993, 2003, 2007 et 2010.

L’annonce d’un allongement progressif de la durée des cotisations, pour les natifs de 1958 à 1973 et au-delà, jusqu’à 43 ans constitue une provocation et une véritable hypocrisie :
- Pour une retraite à taux plein, un enseignant ou un chercheur devrait partir à 69 ans, 70 ans !
- Cet allongement signe inévitablement la baisse des pensions pour tous les futurs retraités, c’est la porte ouverte aux fonds de pension !

S’agissant du financement, encore une fois, le gouvernement fait le choix de réduire le niveau de vie des salariés et des retraités et déroule un tapis rouge pour les entreprises. La branche famille de la sécurité sociale est directement menacée par les compensations promises aux patrons.

Le projet Ayrault non seulement valide la loi Fillon mais l’aggrave bel et bien. Nous refusons ce projet.

 

Publié le mercredi 4 septembre 2013 sur http://www.sudeducation.org/Retraites-Appel-des-federations.html

2) Auxiliaires de Vie Scolaire : (sur)vivre 6 ans avec 600 € par mois ? La précarité pérennisée


 
Le gouvernement vient d’annoncer de nouvelles mesures pour l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Il prétend « reconnaître un vrai métier » aux accompagnateurs/trices que sont les auxiliaires de vie scolaire (AVS), la plupart du temps recruté-e-s sur un statut d’assistant-e d’éducation. Ce serait effectivement urgent... Mais le plan de « pérennisation des AVS » n’est pas grand chose d’autre qu’un effet d’annonce.

Le gouvernement reconnaît qu’il y avait un problème avec « la situation aberrante qui obligeait le ministère de l’éducation nationale à se séparer des AVS après 6 ans de service ». Quel dommage de se séparer d’une main d’œuvre efficace et si bon marché !

Dorénavant, les AVS (le plus souvent des femmes, premières exposées à la précarité) qui auront survécu à 6 années de période d’essai dans la plus grande précarité (avec une succession de CDD, une très faible rémunération et fréquemment des temps partiels imposés) mériteront de se voir « proposer un CDI qui portera, le plus souvent, sur la même quotité de temps de travail que le CDD qu’ils avaient jusque là » : leurs salaires resteront donc scandaleusement faibles (sur la base des grilles de la catégorie C et presque toujours à temps partiel).

De plus, il ne s’agit pas d’une titularisation en tant que fonctionnaire car leur recrutement se fera sous CDI.

Et ils/elles ne seront pas employé-e-s par l’Éducation nationale mais par un GIP (Groupement d’intérêt public), dans la poursuite de la territorialisation et du démantèlement du service public.

Évidemment tout le monde n’y aura pas droit en même temps : 3000 pour la rentrée 2014 sur les 28000 AVS actuellement en poste. Les autres attendront que leur tour vienne peut-être, en fonction des « contraintes budgétaires ».

Enfin les AVS pourront valider un nouveau diplôme de niveau V (CAP), alors que le niveau de recrutement actuel est bien souvent de niveau IV (BAC) : quelle « reconnaissance » !

Voir la suite : http://www.sudeducation.org/Auxiliaires-de-Vie-Scolaire-Sur.html

2d DEGRE

1)       Un collègue de Marseille se suicide à la rentrée :

Une pensée pour notre collègue de Marseille qui s'est suicidé pour des raisons professionnelles.

Ce dimanche 1er  septembre, veille de la prérentrée scolaire, notre collègue enseignant et ami Pierre Jacque s'est donné la mort. Il a adressé une lettre d'explication à tout le corps enseignant du lycée avant de commettre cet acte de désespoir totalement lié à l'exercice de son métier et longuement réfléchi. Son contenu retrace des faits avérés et induit des questions auxquelles nos institutions doivent apporter des réponses concrètes et adaptées. Pierre était âgé de 55 ans, il était père de famille, d'une grande conscience professionnelle et d'une érudition sans limite dans énormément de domaines (électronique, informatique....). Après discussion entre ses collègues de travail les plus proches et sa famille,  il a été décidé de rendre publique sa lettre d'explication.

Nous vous la transmettons dans son intégralité en pièce jointe : http://www.sudeducation12.org/cap-sud-le-journal/lettre-sud/article/un-collegue-de-marseille-se

 
   2) Fonctionnaires stagiaires

 

2013 : pas d’amélioration... plus de confusion !!

Hollande et Peillon avaient promis de rétablir une formation progressive des enseignant-es. Ça n’a pas été le cas à la rentrée 2012, le nouveau gouvernement se défaussant sur l’héritage du précédent sans prendre de mesures d’urgences... Ça n’est toujours pas le cas un an après : la grande majorité des nouveaux profs et CPE sera en responsabilité, sans observation et pratique accompagnée préalables.

 Petit tour d’horizon de l’avalanche de statuts destinés à masquer cet état de fait :

 
·        Les fonctionnaires-stagiaires admis au concours 2013-1

 Leur stage sera en responsabilité dès le début de l'année et à temps presque plein :

- dans le primaire, au moins 2 semaines de formation groupée pour touTEs, la situation variant ensuite grandement selon les départements ;

- dans le secondaire, 3 h de décharge pour les PLC et 6 pour les CPE, avec une journée de la semaine libérée pour des formations. Un suivi est assuré lors de la formation, par un tutorat (rémunéré 2 000 € pour l’année) et par l’inspection qui effectue une visite de titularisation en fin d’année

 
·        Les contractuels admissibles au concours 2013-2

 Devant la pénurie d’enseignantEs, le gouvernement a finalement décidé d’ouvrir un concours supplémentaire, dont les admissibilités ont eu lieu en juin 2013 et les admissions en juin 2014. En plus de préparer les oraux dans le cadre des M2 Enseignement, les admissibles de ces 2e concours 2013 pourront signer un contrat de droit public avec les IA ou les rectorats.

Pour 700 € nets mensuels, elles et ils seront affectés sur des BMP de 5 à 7 h dans le secondaire, voire plus si elles ou ils ont déjà un master ou une expérience d’enseignement, avec possibilité d’heures sup’. Un suivi est assuré lors de la formation et par un tutorat (rémunéré 400 € pour l’année), les admissibles peuvent se voir proposer des services dans toute l’Île-de-France !

 

·        Les fonctionnaires-stagiaires admis au concours réservé

 Les lauréatEs de ces concours seront affectéEs à temps plein, normalement sur leur établissement d’origine, et se verront proposer des formations du PAF en fonction de leur expérience passée. Un tutorat serait envisagé «pour les plus fragiles » sans queses modalités n’aient été encore définies

 

·        Les étudiants en contrat « emploi d’avenir professeur »

 Les étudiantEs de moins de 25 ans, ayant fait au moins 2 ans de scolarité en zone prioritaire, bénéficiant d’une bourse sur critères sociaux, inscritEs en L2, L3 ou M1 et se destinant aux concours de l’enseignement peuvent obtenir d’une commission évaluant leurs résultats universitaires et leur projet professionnel un contrat « emploi d’avenir professeur» (EAP). C’est un contrat de droit privé payé 400 € nets, avec une bourse « de service public » de 217 € cumulables avec la bourse sur critères sociaux.

L’étudiantE s’engage à suivre la formation et à se présenter au concours.

 

3) Pour la première fois, une circulaire entend réguler

la scolarité du bac-3 au bac +3

Le lycée n'est plus l'aboutissement du secondaire mais la préparation au supérieur. C4est du moins cet esprit que promeut une circulaire tout à fait nouvelle, prise dans l'esprit de la loi d'orientation. Publiée au B.O. du 25 juillet, signée des deux directeurs généraux de l'enseignement scolaire et de l'enseignement supérieur, elle dicte des dispositions applicables du lycée aux filières du supérieur. « La présente circulaire a pour objet de présenter les modalités de collaboration de l'enseignement scolaire et de l'enseignement supérieur dans la construction du continuum de formation articulant les trois années qui précèdent et les trois années qui suivent le baccalauréat ».

Le texte invite à travailler l’orientation : Il demande aux lycées de créer des modules de préparation aux STS spécialement pour les bacheliers professionnels. Il envisage aussi une continuité des programmes entre lycée et supérieur. Cette continuité se concrétise à la rentrée 2013’en CPGE, en DUT et en BTS avec de nouveaux programmes qui prennent en compte les nouveaux programmes de terminale.

 

C'est-à-dire des ambitions pédagogiques revues à la baisse !

En effet, Une seconde circulaire, propre aux CPGE, demande une adaptation du premier semestre de CPGE. Suite à la réforme des programmes du lycée général et technique, le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche a modifié les programmes des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) à la rentrée 2013.

Lire l’article entier et la circulaire en pièce jointe sur notre site :

http://www.sudeducation12.org/cap-sud-le-journal/lettre-sud/article/nouvel-article-321


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