La baisse des dépenses publiques ne diminue pas la dette publique !

vendredi 16 mai 2014


 
20 milliards en moins (=1 point de PIB) entraînent une chute du PIB de 30 milliards avec des conséquences importantes sur l’emploi et une baisse des recettes de 15 milliards. Le déficit ne diminue donc que de 5 milliards. Mais comme le PIB a chuté,

le ratio déficit public / PIB n’a quasiment pas baissé et celui dette publique / PIB continue d’augmenter. (Étude FMI oct. 2012)

 
Mais pèse d’abord sur la population :

 
Dans notre pays, le poids des dépenses « régaliennes » (administration générale, charge de la dette, défense, sécurité affaires économiques) n’est pas supérieur à celui des autres pays  développés.

Ce qui différencie la France des  autres pays, c’est la protection sociale et des dépenses profitant directement à la population (logement, équipements collectifs, éducation, culture, santé, environnement).

 

Pays

Dépenses régaliennes (1)

Dépenses non régaliennes (1)

Total (1)

France

13,2

39,4

52,6 (2)

Allemagne

11,5

32

43,5

RU

12,1

31,1

43,2

Zone euro

13,5

32,6

46,1

USA

14,4

21,1

35,5

 (1) en % du PIB en 2007

(2) si les dépense publiques représentent aujourd’hui plus de 57 % du PIB ce n’est pas qu’elles ont « explosées » (augmentati on de 1,4 % par an).  C’est que le PIB n’a pas progressé : en 2013, il est au niveau de 2007 !

 

...et pendant ce temps :

 
Les Etats européens ont versé 1 600 Mrd EUR d’aide aux banques entre octobre 2008 et décembre 2011 ; la fraude fiscale coûte annuellement 60 à 80 Mrd EUR soit entre 16,73 et 22,3 % des recettes fiscales brutes, etc.

 
Les services publics sont particulièrement affaiblis après des années de restrictions, d’attaques contre la fonction publique, puis 5 années de RGPP et de réorganisation administrative et territoriale de l’Etat. Avec la modernisation de l’Action Publique dont un nouvel acte de décentralisation, le gouvernement Hollande a repris à son compte le dogme de la réduction indispensable des dépenses publiques et la séquence qui s’annonce (plan de réduction de 50 milliards, réforme territoriale...) poursuit la même trajectoire.

Les personnels sont utilisés en variable d’ajustement pour la réduction des déficits : gel du point d’indice, mais aussi suppressions de postes pour compenser les créations dans les ministères « prioritaires ».

Pourtant, moderniser la démocratie, l’action publique, nécessite de revitaliser le rôle des services publics, de la fonction publique, et de dé velopper le rôle que devrait y jouer l’Etat.

  •  Comment faire admettre que cette politique restrictive à l’égard des finances et des services publics locaux conduit au déclin de la production et de la consommation, à la baisse des recettes fiscales, à la dégradation de l’endettement, au renforcement des inégalités territoriales et finalement à l’aggravation de la crise par un choc démocratique et social ?
  •  Comment inverser la tendance ?Comment convaincre que la dépense publique et le service public local sont des atouts pour la mise en œuvre d’une autre stratégie de croissance basée sur la demande, la relance de la consommation par le soutien à l’investissement dans les services publics ?

 
Travailler à faire émerger des propositions alternatives et les moyens de les faire porter.

 Source : Convergence Nationale des collectifs de défense et de développement des services publics

 Pour plus de documentation : http://www.solidaires.org/IMG/pdf/Livret_du_Participant.pdf


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