Appel au rassemblement mardi 12 novembre à 18h devant la FAC de Rodez, av. de l’Europe

lundi 11 novembre 2019

Rassemblement en solidarité avec l’étudiant de 22 ans de l’Université Lyon 2, qui s’est
immolé par le feu vendredi après-midi devant un bâtiment du Crous, à Lyon.
Brûlé à 90%, son pronostic vital est engagé, selon le procureur de la République de Lyon. Le jeune homme, entre la vie et la mort, avait posté un message sur Facebook pour expliquer son geste « irréparable » : il n’arrivait plus à s’en sortir financièrement.
Le jeune homme, 22 ans, a posté un message sur Facebook avant de s’immoler :
« Aujourd’hui, je vais commettre l’irréparable. Si je vise le bâtiment du Crous à Lyon, ce n’est pas un hasard, je vise un lieu politique, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, et par extension le gouvernement ».
Un geste désespéré. Terrible. Cri de colère, de douleur et de désespérance d’une jeunesse privée d’un vrai avenir. Adressons à ce jeune homme les plus vifs souhaits de rétablissement et notre solidarité, à ses proches, à ses camarades, notre plus fraternel soutien.
La Ligue des Droits de l’Homme dénonce les difficultés des étudiants
L’accès des jeunes à l’ensemble des droits sociaux est aujourd’hui à construire.
Les chiffres récents montrent que, d’une manière générale, les jeunes sont plus exposés que leurs aînés à la précarité. À partir des années 1980, la durée des études s’est allongée, mais en même temps l’entrée des jeunes sur le marché du travail s’est faite plus tardivement, plus difficilement aussi pour ceux qui sortent du système scolaire sans qualification. Les inégalités sociales et les inégalités de genre entre les jeunes ont tendance à se creuser selon leur origine sociale et leur zone de résidence, et leur niveau de vie relatif tend à décroître comparé à celui des générations précédentes, au point que de plus en plus de jeunes vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Près de trois millions d’enfants vivent dans des familles en dessous du seuil de pauvreté et près d’un quart des 18-25 ans connaissent des situations de grande précarité, qu’ils soient étudiants, apprentis ou chômeurs. Pour beaucoup d’entre eux, la survie quotidienne, l’accès à l’éducation, aux soins, au logement, à la culture, relève d’un véritable parcours du combattant, indigne d’un pays comme le nôtre.
En matière d’éducation et de formation, il est inacceptable que le poids des origines sociales détermine la réussite scolaire. Ces inégalités ne sont pas le fruit d’un quelconque déterminisme, comme certains sont prêts à l’avancer, mais le fruit d’une politique qui a délibérément mis à mal le service public d’éducation.


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