Pétition pour exiger le droit aux temps partiels

mercredi 6 novembre 2019

LE TEMPS PARTIEL : UN DROIT TOUJOURS REFUSÉ... EST-IL TOUJOURS UN DROIT ?
Signez la pétition : www.unepetition.fr/droit-au-temps-partiel12


Un peu de temps libre, dans ce monde agité !

En Aveyron depuis près de huit ans, dans le premier degré, les temps partiels - et notamment les mi-temps, sous toutes leurs formes : mi-temps hebdomadaire, mi-temps annualisé…) - qui ne sont pas “de droit” sont refusés presque systématiquement ! Dans le second degré la situation n’est évidemment pas plus reluisante avec des disciplines jugées en tension où les refus se multiplient.

Ce refus est opposé alors même que l’on a souvent formé dans le premier degré un binôme d’enseignants consciencieux pour remplir notre mission et assurer une présence alternée, mais concertée devant les élèves. Quel dommage pour eux d’ailleurs. Ces élèves auraient eu la chance de bénéficier d’enseignants plus détendus et regonflés en énergie !

Soupape de sécurité dans un métier nerveusement éprouvant, occasion de ne pas “perdre sa vie en voulant la gagner”, solidarité pour diminuer le chômage, en partageant le travail, le temps partiel est un choix que les législateurs ont prévu et qu’il faut respecter, en théorie comme en pratique.

Aujourd’hui, cette liberté perdue (ou presque) de pouvoir souffler un peu amène certains collègues à l’usure et à la démotivation, et parfois même au “burn out” et à la dépression.

Cette pétition départementale montre donc notre refus que ce droit soit nié en pratique : face aux hasards de la vie, nous pouvons tous avoir besoin, un jour, d’un bol d’air et d’un peu de temps libéré.

Beaucoup d’enseignants, sûrs par avance du refus de l’administration, n’osent même plus demander un temps partiel. Ne vous résignez pas collègues continuez à exprimer vos besoins. Sinon l’administration aveugle et sourde n’est pas prête à nous écouter.

En nous manifestant, nous pouvons retrouver notre droit de vivre mieux, ou en tout cas autrement.

En signant cette pétition, nous réaffirmons que le droit au temps partiel ne peut se contenter d’être un droit « théorique » et demandons que nos demandes ne fassent plus de l’objet de refus systématiques