Souffrance au travail, et si enfin on en parlait ?

mardi 4 octobre 2011

L’absence de lieux de parole dans l’Éducation Nationale

Si l’on se sent assez solide pour parler, à qui s’adresser ? Les collègues sont souvent eux-mêmes confrontés à des difficultés comparables. La hiérarchie est une piste bien vite abandonnée. Les services sociaux des IA voient leurs moyens se réduire de façon dramatique. Les dispositifs mis en place proposent trop souvent des congés, des reconversions, des mutations. L’institution répond trop souvent en médicalisant les situations. Nous dénonçons une augmentation des situations étiquetées « insuffisance professionnelle »qui peuvent entraîner le licenciement, surtout chez de jeunes personnels et les précaires.

Des causes objectives de souffrance

La charge de travail s’accroît. Les tâches administratives, les évaluations se multiplient. L’organisation des personnels est devenue gestion des ressources humaines sur le modèle de l’entreprise. Les personnels sont directement rendus responsables de l’échec scolaire. Tout cela met en danger leur intégrité mentale.

Comment lutter ?

Nous devons développer toutes les solidarités entre collègues dans le cadre du travail. Mais les politiques libérales ne vont pas dans ce sens : mise en concurrence des salariés, compétitivité et rentabilité accrues, individualisation des contrats, casse des protections sociales... engendrent des situations de souffrance.

Pour inverser cette tendance, SUD éducation exige

  • une véritable médecine du travail indépendante et incite les personnels à s’appuyer sur les CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité, et des Conditions de Travail) pour une amélioration de leurs conditions de travail et une prise en charge réelle de leurs difficultés individuelles et collectives.
  • De meilleures conditions de travail
  • Des créations de postes : réouverture de places aux concours ; titularisation sans préalable des précaires.
  • Une redéfinition du temps de service, et sans l’augmenter, prendre en compte le temps de concertation et d’individualisation.
  • La garantie de la continuité du service public par des personnels titulaires et le respect de leurs droits.
  • Le maintien du statut de fonctionnaire, l’unité et l’indépendance du service public.
  • Une formation initiale rémunérée, avec stages d’observation et de pratique variés et le droit à la formation continue intégrée au temps de service en respectant les demandes des collègues.
  • Le respect de la diversité des formations et des qualifications.
  • Le refus du salaire au mérite et la réduction des heures supplémentaires.
    Un déroulement de la carrière de tous au même rythme (celui du grand choix actuel… comme les inspecteurs…).
    Le droit à une retraite à taux plein après 37,5 annuités ou à 60 ans et l’abolition du système inique de la décote.

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