Changer l’image du lycée pro ?

vendredi 27 septembre 2013

La grande refondation de l’école, dont le ministre rêve, se jugera aussi sur le pro.

Selon l’enquête réalisée pour l’Afev (l’Association de la Fondation Etudiante pour la Ville), la majorité des élèves de lycées professionnels estime que leur filière est meilleure que le lycée général. Ils ne sont que 14% à penser le contraire. Surtout, cette enquête révèle que, pour les personnes interrogées, le lycée apporte autre chose, « quelque chose de nouveau » par rapport à leur vécu scolaire antérieur souvent entaché d’échec scolaire.

Ainsi, pour 71% des jeunes gens interrogés, cet enseignement en lycée pro est utile car ils apprennent un métier. Ils jugent également intéressants de pouvoir faire un stage. Par ailleurs, ils ont également le sentiment d’avoir un rapport privilégié avec les enseignants. Ils sont prêts de 70% à penser que leurs professeurs s’intéressent à eux.

Début septembre, Jean-Marc Ayrault avait aussi souligné que l’enseignement professionnel avait « trop longtemps été perçu comme un choix par défaut » et avait souffert d’une « image péjorative ».

Mais au-delà du discours politique, et sans parler de la menace de régionalisation, deux problèmes subsistent : Une partie des jeunes n’ont pas choisi leur orientation et le lycée professionnel peut-être mal vécu. L’autre problème qui se pose est celui du stage, obligatoire. Il est plus compliqué à décrocher pour des jeunes issus de cités et de l’immigration que pour des enfants de cadres avec un réseau. Cette difficulté de décrocher un stage est une source de décrochage et pour l’instant aucune mesure n’a été prise.

D’autre part, le ministre de l’Education, Vincent Peillon, a promis de revaloriser le lycée professionnel, mais à ce jour alors que la suppression de l’histoire en terminale S déclenche un tollé, qui se préoccupe de l’absence de philo en terminale pro ?

La dernière reforme remonte à la présidence Sarkozy. Le bac pro, qui se préparait en quatre ans, est ramené à trois ans. Or, cette reforme a surtout servi à économiser des postes et en supprimant une année d’enseignement on a encore fragilisé des élèves souvent déjà faibles. A ce jour rien n’est fait pour remettre en question cette reforme.

Dans sa circulaire de rentrée, Vincent Peillon, lui, demande aux recteurs de prêter une « attention particulière » à ces formations et de les rendre plus « attractives ». La grande refondation de l’école, dont le ministre rêve, se jugera aussi sur le pro.

La vigilance reste de mise…


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