LETTRE DU 10 JANVIER 2015

samedi 10 janvier 2015

A lire sans modération et faites passer !

SOLIDAIRES

Nous défendons la liberté d’expression
Après l’assassinat collectif commis au siège du journal Charlie-Hebdo, l’Union syndicale Solidaires réaffirme la nécessité de défendre toujours et partout la liberté de la presse. Nous sommes plus que jamais solidaires avec toutes celles et ceux, qui, dans les métiers de la presse, sont horrifiés par le meurtre de leurs collègues.

Nous combattons les fanatismes religieux
Les assassins ont clamé agir au nom d’un Dieu. L’Union syndicale Solidaires respecte le droit de croire ou non de chacun et chacune, mais nous savons aussi qu’à travers l’histoire, nombre de massacres ont été perpétrés au nom de diverses religions. Le fondamentalisme religieux est un danger pour l’Humanité.

Nous agissons contre les discriminations
Cet assassinat fait le jeu de tous les ennemis de la liberté dont la volonté est de stigmatiser des individus et groupes, en fonction de leur origine, de leur culture, de leur religion. L’Union syndicale Solidaires refuse ces amalgames honteux et dangereux. Elle ne participera pas à une « union nationale » qui désignerait un ennemi bouc-émissaire incarné par telle ou telle « communauté ».

Nous refusons toutes les politiques réactionnaires
Cet assassinat fait le jeu de toutes les forces réactionnaires et des politiques impérialistes, qui l’utilisent pour construire une société toujours plus policière et prônent une unité nationale qui rassemblerait exploiteurs et exploités. L’Union syndicale Solidaires ne combattra pas pour la liberté et l’égalité aux côtés des ennemis de la liberté et de l’égalité.

L’Union syndicale Solidaires respecte la douleur des proches de toutes les victimes, s’associe aux rassemblements unitaires organisés partout en France et appelle à poursuivre le combat pour une profonde transformation sociale, en rupture avec les processus totalitaires d’où qu’ils viennent.

Le 9 janvier 2015

SUD EDUCATION
Contre le fascisme, religieux ou nationaliste, contre le racisme, défendons les libertés publiques et l’égalité

Communiqué de la fédération SUD éducation du 8 janvier 2015 après les assassinats à Charlie Hebdo

Nous avons été choqué-e-s par les assassinats qui ont coûté la vie à 12 personnes dans les locaux de Charlie Hebdo et causé de nombreux/ses blessé-e-s. Nous tenons à apporter notre solidarité aux victimes et à leurs proches. Nous condamnons sans réserve ces actes horribles.

Notre émotion est immense. Charb, notamment, avait été présent comme illustrateur à plusieurs congrès de notre fédération et nous utilisions fréquemment ses dessins dans nos publications, ainsi que ceux d’autres victimes.

La liberté d’expression est une liberté publique fondamentale. En s’y attaquant avec cette violence meurtrière, cet attentat relève du fascisme.

Les rassemblements spontanés qui se sont organisés partout en France témoignent de la très forte émotion que cette atrocité a suscitée et d’une grande aspiration à la solidarité.

Nous dénonçons toute tentative d’amalgame, toute instrumentalisation, d’ores et déjà engagées.

L’extrême droite et la droite plus ou moins extrême tentent de surfer sur l’émotion pour en appeler qui à la « guerre totale », qui au rétablissement de la peine de mort, qui à la « libération » d’une parole raciste déjà bien débridée, etc. La solidarité avec les victimes de Charlie Hebdo doit s’accompagner du combat contre tous les fascismes, religieux ou nationalistes, contre tous les racismes.

Lire la suite :http://www.sudeducation.org/Contre-...

Plan d’action égalité filles/garçons
Communiqué de la fédération Sud-Education du 11 décembre 2014
jeudi 11 décembre 2014

Pour faire passer la pilule de l’abandon des ABCD de l’égalité, nous était promis, à grands renforts d’interventions médiatiques, un ambitieux « plan d’action pour l’égalité filles/garçons à l’école ». Après des mois d’attente, pendant lesquels n’en doutons pas, le Ministère de l’Education Nationale a œuvré avec sérieux et détermination à son élaboration, il nous est enfin dévoilé, en particulier à travers un site internet dédié. Et c’est peu dire que la montagne accouche d’une souris…
Les annonces sur la formation laissent clairement présager que cette question passera à la trappe. Pour la formation continue, ce sont d’abord les IEN et les IA-IPR qui seront formés aux questions de l’égalité filles/garçons pour sensément former ensuite les personnels. Nous le redisons : dans un contexte d’austérité où les moyens de formation et le temps des animations pédagogiques sont restreints, bien peu d’enseignant-e-s auront accès à des formations sur ces thèmes. Pour la formation initiale, les modules annoncés existent déjà dans les ESPE, et l’autonomie de chacune rend très variable la prise en compte de ces thématiques.
Pour pallier ce déficit annoncé de formation en présentiel, une solution miracle : le numérique !
Le dispositif M@gistère, outil de formation continue à distance informatisé, est présenté comme un recours utile. Rien ne remplace pourtant le contact direct, le partage des expériences entre enseignant-e-s pour permettre la réflexion et l’élaboration collectives de nouvelles pratiques pédagogiques. Ces dispositifs de pseudo-formation dédouanent à peu de frais notre institution de son obligation à former véritablement ses personnels, et instaurent des modes de management fondés sur l’individualisme, l’infantilisation et le flicage.

1975-2015 : La loi Veil a 40 ans... et le combat continue !

Appel de SUD éducation à la manifestation nationale unitaire du 17 janvier 2015

Il y a 40 ans, était votée la loi Veil légalisant l’IVG, permettant ainsi aux femmes de ne plus avoir à s’exposer à des avortements clandestins.

Cette loi est emblématique de la lutte des femmes pour leur émancipation, et à plus d’un titre. À travers elle, c’est d’abord le droit à disposer de leur corps qui était reconnu aux femmes, le droit aussi de ne pas être réduite au rôle de mère. La maternité n’était plus une assignation forcée et justifiée par des partis pris naturalisants et essentialistes (« c’est le rôle naturel de la femme d’avoir, et d’élever des enfants »), elle devenait un choix : « Un enfant si je veux, un enfant quand je veux ».

Cette loi était aussi une avancée pour la santé des femmes : arrêt des avortements clandestins aux conséquences médicales parfois lourdes, moins de grossesses non désirées, précoces ou à répétition, pouvant mettre en péril la santé physique et psychique des femmes.

Lire la suite : http://www.sudeducation.org/1975-20...

Pas de sépulture pour un bébé au cimetière de Champlan
Communiqué de Presse de Romeurope

Le collectif Romeurope Ile de France tient à dénoncer l’injustice flagrante qui a eu lieu à Champlan (91) suite au décès, pendant les fêtes, d’un nourrisson dont la famille habite un bidonville situé sur cette commune. Informé du décès du bébé, le maire s’est opposé à son inhumation sur le territoire communal, prétextant un manque de place.

Ce n’est qu’en réaction à la polémique suscitée par cette affaire que ce maire a changé de position et a décidé de nier avoir été à l’origine d’un tel refus. Le collectif se permet de douter de la sincérité de ce changement de discours de la part d’un élu qui n’avait pas hésité, il y a quelques mois de cela, à faire paraître un avis municipal extrêmement stigmatisant envers des Roms (ou considérés comme tels) installés sur sa commune, sous couvert de prévention sanitaire.

Lire la suite : http://www.sudeducation.org/Pas-de-...

SOLIDAIRES
Valls vient d’annoncer « trois ans de sacrifices pour redresser la France ». Il promet une croissance, toujours invisible, et une politique déjà à l’oeuvre depuis de nombreux mois : l’augmentation de la compétitivité des entreprises et la baisse des dépenses publiques.
Or, cette politique libérale nous détourne des solutions directes aux véritables problèmes que sont : le creusement des inégalités, l’augmentation continue du chômage, l’accroissement de la misère sociale, les atteintes environnementales...

La coupe est pleine !

La loi dite Macron, dont le contenu est étudié à l’Assemblée en ce début d’année, montre comment les politiques dites de compétitivité s’en prennent directement aux conditions de travail et de vie des salarié-es. Pour les salarié-es c’est la perspective de changements importants.

Travail du dimanche et de nuit
 : Avec l’augmentation du nombre des dimanches travaillés sans dérogation, l’extension des zones permettant une ouverture sans demande spécifique. Aujourd’hui, il y a promesse de compensation et de recours au volontariat. Mais nous savons que le chantage à l’embauche peut créer des « volontaires » contraints et que plus le travail sera généralisé la nuit et le dimanche moins il sera compensé. Nous savons aussi que les femmes, encore fortement soumises aux contraintes du travail à la maison, sont aussi celles qui sont majoritaires dans les emplois du commerce.

La réforme des prud’hommes pourrait amener une remise en cause du paritarisme dans le traitement des litiges au nom de la volonté de réduire les délais, ce qui veut dire la mise en cause de la place des représentantes des salarié-es pour juger les conflits du travail.

Lire la suite : http://www.solidaires.org/article49...

CHARLIE HEBDO

ON LACHE RIEN !!!!

“Charlie a brûlé en pleine nuit, sans victimes, et l’équipe tient en silence et sans trop de larmes. Il ne reste rien de l’outil de travail, et Charlie a pu être hébergé chez Libération, grâce à la solidarité qui fait que chacun peut devenir un héros à sa mesure, et de manière très honorable.

Quelques jours avant cet attentat, pas très loin de notre journal, rue de Pyrénées, une usine désaffectée qui hébergeait un squat d’une centaine de Roumains a brûlé. L’incendie, très probablement criminel, a fait un mort. Dans les médias, ce drame a fait quelques lignes et l’oubli est arrivé. Mais pas l’aide. Les squatteurs sont repartis s’entasser chez d’autres pauvres. Une catastrophe dans la misère se voit toujours moins, comme si elle était tristement banale.

Le premier des intégrismes est l’intégrisme économique, qui rejoint l’intégrisme religieux pour asservir les êtres humains et, au bout du comptes, détruire un peu plus l’humanité. Les catastrophes les mettent en lumière. Regardez bien.”

« Charlie brûle et il fait froid » (extrait), par Patrick Pelloux, Charlie Hebdo n° 1012, p. 7, 09/11/11.

“La crise a ceci de merveilleux qu’elle autorise à appeler les choses par leur nom : le marché n’est autre que le capitalisme. La mondialisation, c’est la mâchoire du capitalisme sur l’humanité. Et les « marchés », c’est l’autre nom des rentiers et des épargnants, dont le seul objectif est de faire de l’argent sur le dos de ceux qui n’ont ni rente ni épargne : les salariés. Les mouvements des « marchés » ne sont que les gesticulations plus ou moins cohérentes des capitalistes, destinées à faire cracher de l’argent aux salariés. Le critère pour reconnaître un économiste inféodé aux puissances de l’argent — la plupart le sont — est très simple : il suffit de voir avec quelle gourmandise doublée de servilité apeurée il prononce « les marchés », comme s’il s’agissait de divinités supérieures avec lesquelles il faut bien composer. Les marchés ne sont pas des divinités supérieures mais les donneurs d’ordres des détenteurs du capital financier, dont le but est de faire fructifier ce capital. Le but d’un dollar est de faire un peu plus qu’un dollar, c’est tout. Comme le cancer, le capitalisme ne vit que par métastases : il ne survit qu’en transformant tout ce qu’il touche en argent.”

« Le retour de la lutte des classes » (extrait), par Oncle Bernard, Charlie Hebdo n°935, p. 6, 19/05/10.

La lettre en document joint avec les dessins ..

A très bientôt !!


Documents joints

lettre 10 janvier

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