Lettre du vendredi 22 mars

vendredi 22 mars 2013

Lettre SUD 12 du vendredi 22 mars 2013 

 

1) Le CHSCT : un outil pour faire reconnaître nos conditions de travail

Un droit important dont dispose le CHSCT est le droit d’alerte qui oblige l’employeur à apporter une réponse à une situation estimée potentiellement dangereuse par les représentant-es du personnel. Pour cela, les syndicalistes intervenant en CHSCT, ou le sollicitant, peuvent s’appuyer sur les registres santé et sécurité au travail, obligatoires dans tous les services, toutes les écoles et tous les établissements scolaires et universitaires. Le CHSCT peut aussi déclencher des enquêtes sur le lieu de travail. Ce qui permet de parler des conditions de travail réelles des personnels pour mettre l’administration devant ses responsabilités. C’est en tout cas dans cette optique de contre-pouvoir que Sud éducation compte user de cette nouvelle instance.

La prise en compte des conditions de travail en CHSCT est un point d’appui pour notre syndicalisme : elle permet de porter la question du travail, de son sens, de son organisation, au sein même de ces instances, face à l’employeur. C’est l’occasion d’y dénoncer les restructurations, d’y mettre en accusation les dérives du management capitaliste dans le service public d’éducation comme le poids néfaste de la soumission hiérarchique et de pointer leurs conséquences pour les personnels. Pour nous, il faut d’ailleurs toujours continuer d’articuler cela avec l’action collective, avec les luttes et le rapport de force.

Agir, quelques pistes pour débuter

Il n’est pas toujours évident de savoir par où et par quoi commencer quand on veut agir sur ses conditions de travail. L’administration vous donnera vite du “tout va très bien madame la Marquise”… Mais il y a souvent, si ce n’est toujours, quelques petites choses à faire en préalable qui faciliteront l’intervention des personnels par la suite.

Premières démarches

 Il faut d’abord s’assurer que les registres santé et sécurité au travail (SST) et de danger grave et imminent sont disponibles dans votre école, établissement ou service (voir la rubrique dédiée à ces registres). S’il n’y en a pas, il ne faut surtout pas hésiter à solliciter le syndicat départemental ou académique SUD éducation pour qu’il écrive un courrier circonstancié au supérieur hiérarchique concerné : IEN, Chef d’établissement ou de service, Recteur, Dasen, Président d’Université…

 Vous pouvez toutefois, avec ou sans registre SST, en profiter pour faire votre demande de visite médicale de prévention quinquennale obligatoire (dont on ne vous a jamais parlé bien entendu). Pour cela, vous pouvez utiliser le courrier-type reproduit dans le chapitre précédent de cette brochure. Mais c’est aussi bien si vous en discutez avec quelques collègues pour les convaincre de faire la même démarche que vous, au même moment…

 Vous pouvez aussi vérifier que les noms et coordonnées des représentant-es en CHSCT (académiques, départementaux, d’université ou de service), et, le cas échéant dans les EPLE, de la CHS, sont affichés dans les principaux lieux de votre école ou établissement : salle de repos, notamment. Si ce n’est pas le cas, pareil, sollicitez le syndicat SUD éducation pour qu’il interpelle votre chef sur cette absence qui est une infraction caractérisée au code du travail.

Pour en savoir plus :http://www.sudeducation.org/-Et-voila-le-travail-.html

Et communiqué de presse en pièce jointe

2) Fonction publique : Pas de dégel pour le point d’indice !

 

Le gouvernement a fait le choix de l’austérité. Cela se traduira donc, pour les agents de la Fonction Publique par la poursuite du gel du point d’indice. Il n’y aura donc pas d’augmentation en matière de rémunération pour l’année 2013. Aucun engagement n’est pris pour 2014.

La suite dans le communiqué de presse joint…

 

3) Décentralisation des CIO : premier recul mais la plus grande vigilance s’impose !

Depuis plusieurs mois, l’intersyndicale des conseillers d’orientation-psychologues, des Directeurs de CIO et des personnels administratifs, (FSU, SUD Education et CGT Educ’Action) est mobilisée pour défendre l’existence du service public d’orientation au sein de l’Education nationale.

Lors des nombreuses audiences auprès des élus régionaux, comme des pouvoirs publics, l’intersyndicale s’est efforcée de démontrer la spécificité des besoins du public scolaire en matière d’élaboration des projets d’orientation et l’importance des missions remplies par les CIO, au sein du système éducatif. Elle a fortement contesté la prétendue obligation de suppression du seul réseau public national d’orientation, pour installer le service public d’orientation territorialisé. Il n’est ainsi nullement prévu, de décentraliser le service public de l’emploi, qui pourtant doit, lui aussi, participer au Service Public Territorialisé d’Orientation. La version du projet de loi de décentralisation, soumise pour examen aux membres du Conseil supérieur de la fonction publique, n’envisage plus, ni transfert des CIO, ni mise à disposition des personnels. C’est un premier pas et l’intersyndicale s’en félicite. Toutefois, elle appelle les conseillers d’orientation-psychologues et les Directeurs de CIO à la plus grande vigilance, sur la mise en oeuvre de la convention, prévue à l’article 26 entre l’autorité académique et le président de Région. Il ne saurait être question de réintroduire une régionalisation déguisée des CIO, par cette convention ou par le biais des expérimentations préconisées par le Ministère de l’Education Nationale. Il ne serait pas plus admissible de modifier le lieu d’affectation des conseillers d’orientation- psychologues, ce qui aurait, pour première conséquence, de scinder le corps en deux. Les CIO travaillent déjà au suivi et à l’accompagnement des jeunes sortis de l’Ecole sans qualification avec les structures d’aide à l’insertion et de l’emploi. Il n’est pas nécessaire de faire subir encore à ce corps de personnels déjà très malmené, de nouveaux bouleversements statutaires et fonctionnels, pour un résultat des plus hasardeux. L’intersyndicale appelle les Conseillers d’orientation-psychologues et les DCIO à participer aux actions engagées avec les autres personnels, pour faire avancer d’autres propositions pour le système éducatif et à organiser des rassemblements devant chaque rectorat le 10 Avril, jour de la présentation du projet de loi au conseil des ministres. Cette journée sera l’occasion d’exprimer notre détermination à empêcher toute mise à disposition des CIO ou engagement dans des expérimentations qui la mettrait en œuvre, ainsi que toute nouvelle modification statutaire aboutissant à l’affectation des conseillers d’orientation-psychologues en établissement scolaire. Elle invite les personnels à continuer les contacts avec les élus, les enseignants et les parents. Elle alerte sur les conséquences d’un éventuel revirement de la position interministérielle actuelle. Dans cette hypothèse elle appellerait les personnels à une nouvelle journée nationale d’action le jour du dépôt du projet de loi au parlement.

 


Documents joints

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Pas de dégel pour le point d'indice

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