Lettre Sud Education 12 Répression et Etat d’urgence

mercredi 2 décembre 2015

LETTRE SUD EDUCATION 12
REPRESSION ET ETAT D’URGENCE

Non à la répression au nom de l’état d’urgence, abandon des poursuites contre les 58 du 22 novembre et leurs soutiens
Communiqué du Conseil fédéral de SUD éducation du 26 novembre 2015
jeudi 26 novembre 2015

58 personnes ont été convoquées pour être interrogées par la police lundi et mardi pour avoir participé le 22 novembre à une initiative de solidarité avec les migrant-e-s et pour le droit au logement pour toutes et tous, alors que la manifestation avait été interdite au nom de l’état d’urgence. D’autres, venues les soutenir lors des convocations, ont été arrêtées et interrogées également. À cause de l’état d’urgence, toutes risquent des peines de prison pouvant aller jusqu’à 6 mois fermes et des amendes très élevées.
Pour la fédération SUD éducation, les terribles tueries du 13 novembre ne doivent pas servir de prétexte à une restriction des libertés publiques. Alors que les spectacles du sport de compétition et les rencontres commerciales sont autorisés, la prolongation de l’état d’urgence, les interdictions de manifester et les restrictions des droits syndicaux sont inacceptables. La répression de celles et ceux qui continuent à utiliser leur droit de manifester ne peut pas rester sans réaction massive de l’ensemble du mouvement social.

La fédération SUD éducation :
 Exige l’abandon immédiat des procédures contre les 58 personnes mises en cause suite au 22 novembre ainsi que contre leurs soutiens
 Refuse la stratégie mise en œuvre suite aux attentats du 13 novembre pour imposer des restrictions des droits et libertés publiques
 Réaffirme sa volonté de continuer à se mobiliser, à manifester et à faire grève pour la justice sociale, l’égalité et les libertés publiques
 Appelle les personnels de l’éducation nationale à participer massivement aux mobilisations pour mettre un terme à la répression et aux régressions démocratiques
.
http://www.sudeducation.org/Non-a-l...

Non à la répression au nom de l’état d’urgence (épisode 2) Relaxe immédiate de tout-e-s les manifestant-e-s pour la justice sociale et climatique
Communiqué de la fédération SUD éducation du 29 novembre 2015
dimanche 29 novembre 2015
mis à jour mardi 1er décembre 2015

Alors que les spectacles du sport de compétition et les rencontres commerciales sont autorisés, la prolongation de l’état d’urgence, les interdictions de manifester et les restrictions des droits syndicaux sont inacceptables.
Des centaines de manifestant-e-s pour la justice sociale et climatique se sont retrouvé-e-s place de la République. Alors qu’ils manifestaient sans violence, la police les a encerclés. Le but était clairement de déclencher une réaction pour justifier une action policière disproportionnée.
Alors que tout se passait dans le calme, les forces (soi-disant) de l’ordre ont chargé la manifestation et ont lancé des lacrymogènes sur la foule. Ils ont procédé, selon le ministère de l’intérieur, à 208 interpellations et à la mise en garde à vue de 174 de manifestant-e-s dont des militant-e-s syndicaux notamment de Solidaires (SUD PTT, Solidaires étudiant-e-s, SUD éducation, SUD Rail ...) qui exerçaient leur droit à revendiquer pour la justice climatique.
Notre fédération a affirmé depuis la mise en place de l’état d’urgence que celui-ci serait détourné de la lutte contre le terrorisme. La preuve en est faite aujourd’hui après la répression exercée la semaine dernière à l’encontre de 58 militant-e-s et leurs soutiens ayant participé à une initiative de solidarité avec les migrant-e-s (1).
SUD éducation réaffirme sa demande de levée de l’état d’urgence.
Nous demandons la relaxe de l’ensemble des militant-e-s arrêtés suite à l’exercice de leur droit à manifester et de l’ensemble des assigné-e-s à résidence suite à leur engagement pour la justice sociale et climatique.
SUD éducation appelle l’ensemble des forces du mouvement social à se mobiliser contre cet état d’urgence et à se retrouver le 2 décembre nombreux dans la rue dans les régions et devant le TGI de Bobigny en solidarité avec les salarié-e-s d’Air France en butte à la répression patronale.
Les militant-es du mouvement social et syndical ne sont pas des terroristes !

(1) Communiqué du Conseil fédéral de SUD éducation du 26 novembre 2015
Le document :http://www.sudeducation.org/Non-a-l...

COLOMBES -Collègue placé en garde à vue
27 enseignants du lycée Guy de Maupassant ont voté la grève lundi 30 novembre et a été reconduite pour l’après-midi en soutine au collègue place en garde à vue après les manifestations dimanche Place d ela République.

Signalement des événements graves en milieu scolaire : Les amalgames de l’Éducation nationale dans le Loiret
Communiqué Sud Education Loiret
mardi 1er décembre 2015, par sudeduc

Le 18 novembre, l’ensemble des Chefs d’établissements et des directrices et directeurs d’écoles du Loiret ont reçu une note relative au signalement des faits de violence et événements graves en milieu scolaire de la part de la Direction des services départementaux de l’Education nationale (DSDEN). Cette note est accompagnée d’une fiche de signalement dont une partie du contenu, ramené à son intitulé (des « violences » et des « événements graves ») et dans le contexte de l’état d’urgence, est propice aux amalgames et constituent à nos yeux une atteinte grave à nos libertés démocratiques et syndicales.
Stigmatisation des usagers du service public d’éducation
Pour prendre un exemple, il est demandé, dans la section « Atteintes aux valeurs de la République / phénomène de radicalisation », de signaler « le port de signes ou de tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse »… par les parents ! S’agit-il de surveiller l’accoutrement des parents d’élèves à la porte de nos écoles ? Et en quoi cela représente-t-il un phénomène de radicalisation ? Nous refusons de stigmatiser des personnes en raison de leur pratique religieuse, nous refusons de véhiculer ces amalgames et d’entrer dans une démarche de délation généralisée ! SUD éducation appelle au contraire à travailler, comme professionnels de l’éducation, en dialoguant avec nos élèves, avec leurs familles, à déconstruire toutes les idéologies racistes et tous les fanatismes.
Faut-il ficher les grévistes ?
Mais la fiche de signalement de la DSDEN concerne aussi les personnels au même titre que les familles et les élèves : un palier est franchi en appelant ainsi des personnels à surveiller d’autres personnels de l’éducation nationale.
Plus grave, dans la section « Atteinte à la sécurité / au climat de l’établissement » il est demandé de signaler (toujours en les considérant comme des faits de violence et événements graves) les « grèves, blocages, manifestations, rassemblements ». La fiche prend même la peine de distinguer les « mouvements internes au département sans rayonnement national ou revendication nationale » et les « mouvements avec revendications nationales [ou ayant] un impact médiatique ou une forte connotation politique ». Là encore l’amalgame est lourd de sens assimilant le mouvement social et la défense des droits à des « violences et événements graves ». L’Éducation nationale demande-t-elle de ficher les grévistes, les syndicalistes ? C’est une atteinte inadmissible aux libertés syndicales.
SUD éducation Loiret demande au Rectorat de l’académie d’Orléans-Tours de suspendre immédiatement l’utilisation de cette fiche de signalement et de recevoir en urgence les organisations syndicales des personnels. Nous invitons toutes les organisations syndicales de l’Éducation nationale, les associations de parents d’élèves et les syndicats lycéens à s’associer à cette demande.
Le document : http://www.sud-education-loiret.org...

Petite Revue de presse réalisée par Sud 92
Mediapart
La grande loterie de la République ?
https://www.mediapart.fr/journal/fr...

BMFTV
Yannick, professeur de physique chimie, en garde-a-vue

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/vi...

Metronews
Violences Place de la république

http://www.metronews.fr/info/photos...

Témoignage de Joël militant écologiste assigné à résidence
http://www.metronews.fr/info/attent...

Libération immédiate des manifestant-es pour la justice climatique
Communiqué Solidaires

Préparée depuis plusieurs mois, la journée du 29 novembre devait être l’occasion pour les associations, organisations syndicales et du mouvement social et l’ensemble de la population de se mobiliser pour le climat et la justice sociale.
Après les attentats du 13 novembre, le gouvernement a décidé d’interdire l’ensemble des manifestations sur le territoire français… alors qu’il autorisait l’ensemble des marchés de Noel et des manifestations sportives.
Plusieurs mobilisations ont néanmoins eu lieu, où l’Union syndicale Solidaires était présente, notamment à Paris. Dans le même temps, le gouvernement a assigné à résidence des militant-es pour la justice climatique et convoqué 58 personnes ayant manifesté pour les réfugié-es.
Ce midi, des centaines de manifestant-es se sont retrouvé-es place de la République. Alors qu’ils manifestaient sans violence, la police les a encerclés. Le but était clairement de déclencher une réaction pour justifier une action policière disproportionnée. Alors que tout se passait dans le calme, les forces (soi-disant) de l’ordre ont chargé la manifestation et ont lancé des lacrymogènes sur la foule. Ils ont procédé à l’arrestation de plus d’une centaine de manifestant-es dont des militant-es de l’Union syndicale Solidaires qui exerçaient leur droit à revendiquer pour la justice climatique.
L’Union syndicale Solidaires condamne fermement l’attitude gouvernementale, et rappelle que les organisations syndicales et associations sont légitimes à organiser des manifestations dans les rues pour permettre à chacun-e d’y exprimer ses revendications.
L’Union syndicale Solidaires réaffirme sa demande de pouvoir manifester librement et demande la relaxe de l’ensemble des militant-es arrêtés suite à l’exercice de leur droit à manifester et de l’ensemble des assigné-es à résidence suite à leur engagement contre le COP 21.
L’Union syndicale Solidaires appelle l’ensemble des forces du mouvement social à se mobiliser et à se retrouver le 2 décembre nombreux dans la rue dans les régions et devant le TGI de Bobigny en solidarité avec les salarié-es d’Air France et à poursuivre les mobilisations pour une justice climatique.

http://www.solidaires.org/Liberatio...

Mais que s’est-il vraiment passé sur la Place de la République ? SUD PTT
Depuis 48 heures le gouvernement et les médias relayent des contre-vérités sur ce qui s’est passé sur la Place de la république. Des militant-es Sud PTT et Solidaires étaient présents. Il ets temps de rétablir la vérité, photos à l’appui.
Extraits :
Des manifestant-es violent-es étaient-ils présents ?
Sur 289 arrestations et plus de 150 gardes à vue, 10 personnes sont accusées de violence et les autres de participation à une manifestation interdite.
Les manifestants ont-ils piétiné le « mémorial » ?
Faux, ils l’ont m^me protégé et essayé de la protégé ….
La suite de l’article :
http://www.solidaires.org/Mais-que-...

La garde à vue en 10 questions connaître ses droits pour les faire appliquer
Un policier ou un gendarme n’a pas tous les droits. Il peut vous demander vos papiers (c’est le relevé ou contrôle d’identité), vous emmener au poste ( c’est la vérification d’identité), vous interpeller (c’est la garde à vue). La garde à vue est une mesure de privation de liberté prise par un officier de police judiciaire pour « maintenir à la disposition des enquêteurs une personne soupçonnée d’un crime ou d’un délit ». Cette mesure doit constituer l’unique moyen de parvenir à certains objectifs comme empêcher que la personne ne modifie les preuves, ne fuit ou ne consulte ses complices. Mais même en garde à vue, vous avez des droits à faire respecter, calmement et poliment (si possible) pour éviter toute accusation d’outrage et rébellion...
Document à télécharger :http://www.solidaires.org/La-garde-...


Documents joints

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