LETTRE SUD vendredi 6 juin

vendredi 6 juin 2014


1) Rythmes scolaires, le dossier n’est pas clos !

(déclaration intersyndicale)

 
Publié le vendredi 30 mai 2014 sur http://www.sudeducation.org/Rythmes-scolaires-le-dossier-n-est.html

Pour les organisations syndicales FNEC FP-FO, SPS-FO, CGT-Educ’action, CGT services publics, SUD-éducation, SUD Collectivités Territoriales et FAEN réunies le 26 mai 2014, le décret « d’assouplissement » de la réforme des rythmes scolaires, loin de répondre à la demande des personnels, aggrave les inégalités territoriales en laissant chaque commune organiser le temps scolaire sans cadrage national. Pour les temps périscolaires, à la charge des communes, l’assouplissement des taux d’accueil se fera au détriment de la sécurité des enfants et des conditions de travail des agents.

De plus, la mise en concurrence de l’école publique avec l’école privée, qui n’est pas tenue de mettre en oeuvre la réforme, sera accentuée.

Le décret du 8 mai 2014 ne règle aucun des problèmes soulevés tant par les enseignants que par les agents territoriaux depuis 18 mois. C’est pourquoi la FSU, FO, la CGT et SUD ont voté contre au Comité Technique Ministériel et au CSE du 5 mai (SE-UNSA et CFDT se sont abstenus).

Les raisons de la mobilisation massive des personnels de l’Éducation nationale et des collectivités territoriales depuis le début de l’année 2013, contre la réforme des rythmes scolaires demeurent. Les initiatives pour demander la suspension, l’abrogation ou le retrait du décret du 24 janvier 2013 se poursuivent.

Personne n’est satisfait des aménagements proposés par le décret Hamon.

Le nouveau ministre de l’Éducation doit entendre l’ensemble des personnels concernés par cette réforme (Enseignants, Atsem, Animateurs, éducateurs sportifs et culturels…) et retirer le décret de 2013. Les organisations syndicales FNEC FP-FO, SPS-FO, CGT-Educ’action, CGT services publics, SUD éducation, SUD Collectivités Territoriales et FAEN demandent au ministre de prendre en compte le vote au CTM et au CSE et de rouvrir les discussions pour une autre réforme. Il s’agit de prendre en compte les revendications exprimées majoritairement par les personnels et leurs organisations syndicales.

Le retrait du décret de janvier 2013 est le seul assouplissement possible. Il n’est pas envisageable que cette réforme puisse s’appliquer à la prochaine rentrée. En s’obstinant à vouloir faire passer sa réforme à la rentrée prochaine, le ministre prend la responsabilité d’une rentrée chaotique.

Les organisations signataires soutiennent toutes les initiatives en cours ou à venir pour faire valoir les revendications des personnels.

Elles proposent à leurs instances départementales de réunir les personnels enseignants et des collectivités territoriales et d’envisager dans chaque département des rassemblements et des délégations devant les Inspections Académiques en juin pour porter la revendication d’abrogation, de suspension de réécriture du décret de janvier 2013.

Les problèmes non réglés maintenant se reposeront avec acuité en septembre.

 

2) Suicide d’un collègue :reconnu comme «imputable au service»

 

Par la rédaction de Médiapart  Article publié le samedi 31 mai 2014

 
Deux ans après le suicide d'un enseignant dans un lycée du Calvados, le ministère de l'Éducation Nationale a fait marche arrière, selon le syndicat Sud. Le recteur aurait reconnu ce suicide comme «imputable au service», donc le lien entre ses conditions de travail et son geste.

Une première en France selon le syndicat, qui n'a eu de cesse de dénoncer l'effet des conditions de travail qui empirent sur le bien-être des enseignants.

 Le 6 septembre 2012, un communiqué du syndicat Sud Éducation dénonçait «la souffrance des personnels de l'Éducation nationale qui n'a fait qu'empirer ces dernières années». Quelques heures plus tôt, en ce jour de rentrée scolaire, un enseignant âgé de 40 ans, nouvellement affecté dans un lycée du Calvados, s'était suicidé. Il effectuait ses premiers pas en lycée après avoir enseigné en primaire. Le syndicat ajoutait : «Comme après chaque suicide, le rectorat nie la relation avec le travail et dans ce dernier cas utilise une cellule dite psychologique pour demander au personnel de rester silencieux sur l’évènement, et pouvoir d’autant mieux renvoyer à la sphère privée.»

Presque deux ans plus tard, le ministère de l'Éducation nationale a fait marche arrière, selon Sud. Le recteur aurait reconnu ce suicide comme «imputable au service», donc le lien entre ses conditions de travail et son geste. Une première en France selon le syndicat, qui n'a eu de cesse de dénoncer l'effet des conditions de travail qui empirent sur le bien-être des enseignants.

À lire et écouter sur le site de Franceinfo.fr

3) « Et Voilà le Travail »

Les vidéos des journées fédérales « Et voilà le travail ! » de novembre dernier sont en ligne. Elles ont été réalisées par notre camarade François du syndicat de Vendée. Merci à lui !

Les journées fédérales « Et voilà le travail ! » de SUD éducation se sont déroulées les 14 et 15 novembre 2013 à la Bourse du travail de Saint-Denis.
Ce sont près de 80 personnes chaque jour, venant de 25 syndicats différents, qui ont participé aux échanges lors de ces journées. La diversité des participant-e-s était au rendez-vous : militant-e-s du 1er et du 2nd degré, mais aussi du supérieur avaient fait le déplacement à Saint-Denis. De nombreux-ses représentant-e-s en CHSCT étaient également présent-e-s, ce qui a contribué à enrichir les débats.
Ces journées ont sans doute donné des idées à nombre de participant-e-s qui sont retourné-e-s auprès de leurs équipes militantes armé-e-s de nouvelles perspectives d’action syndicale. Vous pouvez avoir un aperçu de ses journées grâce aux vidéos réalisées dans le cadre du groupe de travail « Et voilà le travail ! » de SUD éducation :

Pour voir la vidéo : http://www.sudeducation12.org/a-la-une/article/et-voila-le-travail

 



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