A Marinaleda, l’autogestion ça marche !

vendredi 7 juin 2013

 Une lutte victorieuse

Tout débute à la fin des années 70 quand les ouvrier-es agricoles sans terre de Marinaleda commencent à occuper des terres inexploitées appartenant à un grand latifundiaire, un Duc ami du Roi.
Après une dizaine d' années d'actions menées sans relâche, malgré la répression étatique musclée,  les militant-es obtiennent enfin gain de cause : l' Etat espagnol rachète 1200 hectares au Duc et les redistribue aux habitant-es de Marinaleda qui décident de les gérer collectivement.

 La démocratie directe en marche
Depuis 1979, Juan Manuel Sanchez Gordillo, est le maire emblématique de cette commune de 2700 habitant-es.
Les élu-es du conseil municipal ne touchent aucun salaire et sont révocables à tout moment. Toutes les décisions sont prises, à une large majorité (au moins 80%), au cours d' assemblées du peuple où chacun peut s' exprimer librement.

 

Des pratiques autogestionnaires

- le droit au travail
"La terre appartient à ceux qui la travaillent". El Humoso, la terre conquise est gérée en coopérative.
Tous les produits récoltés (olives, artichauts, fèves  et piments) sont destinés à la conserverie ou au moulin à huile, coopératives autogérées par le village.
Nous avons eu la possibilité de visiter la conserverie au moment de la campagne des fèves.
La commercialisation se fait surtout en Espagne et principalement dans les circuits capitalistes traditionnels. Le personnel, choisi parmi les habitant-es du village, est majoritairement féminin. Le salaire, de 1200 euros par mois, est le même pour tou-tes.

Le chômage, inexistant jusqu'en 2008, demeure très faible par  rapport au reste de l' Espagne, malgré le retour au village des jeunes parti-es travailler sur les chantiers de la Costa del Sol.
Les emplois sont attribués en fonction de l' implication militante ( participation aux Assemblées Générales ou aux manifestations pour la réappropriation de nouvelles terres).

 - le droit au logement
Les 350 logements en auto construction sont une initiative locale. La mairie offre le terrain et les conseils de l'architecte municipal. La région de Séville accorde un prêt pour les matériaux et octroie les permis de construire. Le conseil régional (de gauche) délivrait assez facilement les autorisations mais la crise a donné un sérieux coup de frein à ces réalisations. De nombreux projets sont actuellement en standby.
Les futur-es bénéficiaires participent collectivement à la construction des logements, chacun apportant son savoir-faire. Les loyers s'élèvent à 15 euros par mois.

 - le droit à l'éducation, à la santé, à la culture et au bien-être
Le village s' est doté d'aménagements multiples : crèche (12 euros par mois, repas compris !), écoles de la maternelle au lycée, dispensaire, maison de retraite,  centre social, complexe sportif, immense jardin public, centre culturel, discothèque...

 - le droit à l'information
Pour lutter contre la désinformation des médias au service du grand capital, les Marinaledien-nes ont créé leurs propres radio et télévision locales.

 

Marinaleda, une expérience inoubliable

et un modèle transposable sans restriction !

Documents joints

Marinaleda, village autogéré

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