Les incompétents du pouvoir ne maîtrisent qu’une opération : la soustraction

jeudi 26 janvier 2012

Le ministère de l’Education, dont la mission est de respecter scrupuleusement les objectifs de la RGPP qui consiste à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, a annoncé dès décembre 2011(élections obligent !) la suppression de 14 000 postes supplémentaires en 2012 - dont 5 700 dans le premier degré et 6 550 dans le secondaire -, qui viennent s’ajouter aux 66 000 suppressions effectives depuis 2007.

Les inspecteurs d’académie en ce mois de janvier s’évertuent donc, en bons élèves, à cibler les postes à éliminer. Leurs choix s’effectuent non pas en terme d’efficacité d’enseignement/ apprentissage mais en fonction de critères qui nous laissent pantois. Il s’agit d’effectuer des coupes là où les collègues, parents, élus soulèveront le moins de contestations. L’administration s’est attelée les années précédentes à ponctionner :

  • les postes d’enseignants titulaires remplaçants,
  • un tiers des enseignants spécialisés des Rased qui n’arrivaient même pas à couvrir les besoins des enfants en difficultés,
  • les quelques postes par département d’enseignants pour l’accueil et l’intégration des ENA (enfants nouvellement arrivés en France),
  • les postes d’enseignants détachés dans différentes associations ou structures parascolaires.

Voilà qu’ils sont maintenant obligés de franchir un nouveau pas en supprimant des classes rurales isolées, des postes dans les établissements spécialisés ( IME ), des postes de maîtres formateurs et de conseillers pédagogiques.
C’est sûr la formation initiale étant réduite à quelques semaines, il n’est pas jugé nécessaire d’ apporter au moins un minimum de conseils aux jeunes collègues débutants sur le terrain !
Mais la stratégie a ses limites surtout quand on se targue d’agir pour la réussite de tous, pour l’intégration des enfants handicapés, pour l’intégration des primo-arrivants !
Ils ne peuvent même faire prévaloir une baisse des effectifs car les prévisions montre au contraire une hausse d’environ 6000 élèves dans le premier degré à la rentrée prochaine.
Malgré les mobilisations qui ont eu lieu dès l’annonce du nombre des suppressions par département : journées de grève départementales, rassemblements devant les IA, grève nationale prévue le 31 janvier, boycott des comités techniques....
Il semble, si les départements peu concernés cette année ne se mobilisent pas plus et attendent la panacée des élections présidentielles qu’on s’achemine dans le premier degré vers :

  • une augmentation du nombre d’élèves par classes,
  • la suppression de classes
  • une baisse accrue de la scolarisation des 2 ans
  • la disparition quasi effective des personnels RASED
  • un manque récurrent de remplaçants
  • une formation initiale et continue déplorable
  • moins d’intervenants en langues
  • une prise en charge réduite pour les élèves handicapés

Sarkozy avait pourtant annoncé qu’il fallait « sanctuariser » l’école primaire en ne fermant pas plus de classes qu’on en ouvrirait !
Encore une promesse pour laquelle on ne se fait aucune illusion !

Ce sont encore et toujours les enfants les plus fragiles qui vont faire les frais de ces mesures !


Enseignants, parents, élus...
Nous avons peu de temps pour nous faire entendre !
Grève Nationale et Manifestation Régionale
à l’appel de SUD EDUCATION et du SNUIPP-FSU
le MARDI 31 JANVIER
TOUS A TOULOUSE à 11h , Place Jeanne d’Arc


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