Ni les enseignants ni les établissements ne sont responsables des carences du Ministère de l’Éducation Nationale en matière de remplacement !

mardi 23 avril 2013

 Des parents d'élèves se plaignent, à juste titre d'ailleurs, du non remplacement de certains enseignants-es au sein des établissements scolaires

 Au vu de l'inquiétude persistante exprimée par les parents d'élèves, le Syndicat SUD Éducation Aveyron souhaite rappeler un certain nombre d'éléments sur la gestion déplorable du remplacement des personnels enseignants-es par l'institution depuis maintenant de trop nombreuses années.

Il fut un temps où il existait un corps spécifique de remplaçants-es, correctement pourvu dans l'ensemble des disciplines, dont la mission était bien définie : pallier à toutes les absences !

Or depuis dix ans, un choix politique a clairement détruit ce corps et généré la situation de crise actuelle :

      -        2003 Plan de stabilisation en établissement des TZR (titulaires sur zone de remplacement)  par mesure de carte scolaire.
-        2004 Rupture du contrat moral sur les bonifications mutations (20 points par an)
-        
2005 Remplacements de courtes durée du ministre de Robien

Ainsi , aujourd'hui la part des TZR est réduite à peau de chagrin : pour exemple, en EPS, en éducation musicale, en technologie, en arts plastiques, langues, philosophie, la baisse est encore plus forte. En mathématiques, la part des TZR est inférieure à 5% des effectifs ! De plus, la majorité des TZR sont affectés sur des postes à l'année dès la rentrée de septembre : comment assurer dans ces conditions les remplacements qu'ils soient de longue ou de courte durée ?

Les chefs d'établissement pour trouver du personnel sont obligés de faire appel à pôle emploi.

Le nombre de précaires non formés est en constante augmentation. Actuellement l'académie de Toulouse emploie 713 contractuels !

Nous souhaitons également dénoncer le dispositif de remplacement en interne au sein des établissements, fondé sur un volontariat paradoxal : il s'agirait d'inciter des enseignants-es, certains-es assurant déjà leur service complet, d'autres encore surchargés-es d'heures supplémentaires, de remplacer leur collègue sous le prétexte fallacieux d'une soi-disant continuité éducative mais avec pour seul argument réel celui du « travailler plus pour gagner plus »...  

Nous tenons de plus à rappeler ici l'ensemble des droits acquis par les personnels enseignants-es, parfaitement connus et quantifiables par l'institution qui de toute évidence choisit de les ignorer :

-    Droit à la formation continue : à savoir qu'aujourd'hui celui-ci relève moins de la liberté de choix de chacun-e que d'une obligation faite par l'institution aux agents.

-      Droit de se soigner en cas de maladie.

-    Droits syndicaux : formations syndicales, participation aux instances des organisations, soutien et assistance aux personnels.

-       Droit de grève

C’est pourquoi, nous insistons sur la nécessité de ne pas se tromper de colère : la responsabilité du remplacement des enseignants-es absents-es est celle du ministère de l’Education Nationale, qui poursuit encore aujourd’hui une politique libérale , uniquement fondée sur la réduction du nombre d’enseignants-es : de 2005 à 2012, 69 800 postes d’enseignants-es ont été supprimés…

SUD Education Aveyron condamne cette situation, soutient l’ensemble des collègues et s’associe aux parents d’élèves contre cette politique qui laisse délibérément et tous les jours des élèves sans enseignant ou devant des professeurs non formés. 


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