Stop à la casse du bac !

vendredi 21 juin 2013

DES CONDITIONS DE CORRECTION INACCEPTABLES POUR LES ENSEIGNANTS !

DES CONDITIONS D'ÉVALUATION SCANDALEUSES POUR LES ÉLÈVES !

 La grande entreprise de démolition des épreuves du baccalauréat, premier diplôme universitaire, se poursuit.

 Fini les sujets nationaux et l'anonymat, synonyme d'équité :

Tout a commencé avec les nouvelles épreuves de langues vivantes préparées par  les enseignants. Ces derniers ont été sommés de produire eux-mêmes une partie des sujets pour leurs élèves (sans banque de sujets, avec des consignes on ne peut plus floues, et sans rémunération spécifique).Par ailleurs, les modalités de passation changent d'un établissement à l'autre pour les épreuves orales organisées en interne (toujours sans rémunération prévue pour les examinateurs) : date variable de plusieurs mois, candidats interrogés ou pas par leur enseignant, banalisation ou pas d'une journée pour les épreuves, convocation écrite ou pas, anonymat ou pas pour les copies de compréhension orale.

 Dans une logique du "Toujours plus en toujours moins de temps" appliquée aux épreuves écrites, les correcteurs de philosophie disposent de sept jours pour corriger en moyenne un peu plus d'une centaine de copies .Les correcteurs de lettres, quant à eux, sont censés corriger une soixantaine de copies en trois jours et demi, et préparer les sujets de l'oral (une soixantaine de problématiques à élaborer, à partir de listes de bac souvent nombreuses qu’il faut s’approprier). Dans le même temps, ils doivent effectuer les surveillances d'épreuves.

 Comment peut-on évaluer sérieusement les élèves dans de telles conditions ? La meilleure volonté ne peut rien lorsque le temps décemment nécessaire à la prise en compte des productions des élèves fait défaut. On ne peut ainsi réduire le temps accordé aux corrections, détériorer les conditions dans lesquelles celles-ci ont lieu, sans porter gravement atteinte au traitement équitable des élèves. C’est à des examinateurs épuisés que les candidats vont avoir affaire si le calendrier des corrections n’est pas revu.

 Notre engagement professionnel au sein du service public d'éducation ne peut servir de caution pour un baccalauréat 2013 réduit à une caricature d'examen national. Nous revendiquons d'autres conditions pour les épreuves, en particulier l'anonymat et le rallongement des délais de corrections. Aujourd'hui c'est à se demander si l'enseignant est censé lire les copies avant de les noter

Exigeons le respect du travail des élèves et des professeurs !

Stop à la casse du bac !

 


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