Réflexion sur l’allègement des programmes d’histoire-géo en bac pro

jeudi 17 octobre 2013

L’enfer est pavé de bonnes intentions. Alléger les programmes ? A priori, voilà une proposition susceptible de faire l’unanimité auprès des enseignants. Rares sont ceux en effet qui ne se plaignent pas de ne pouvoir terminer un programme toujours jugé « trop chargé », surtout avec la pression de l’épreuve finale à l’examen : L’histoire-géo est encore l’une des rares disciplines à ne pas être évaluée sous forme de CCf (contrôle en cours de formation), mais sous forme d’épreuve écrite finale, aussi bien pour l’obtention du certificat intermédiaire (ex BEP en fin de 1re) que du BAC PRO (en fin de terminale).

Effectivement, les collègues se réjouiront de la suppression d’un chapitre entier en géographie de terminale (« les mobilités de la population française ») et d’un autre en histoire de première (« la Ve République, de 1958 à nos jours »).

Mais le ministère ne s’arrête pas là, et c’est là où le bât blesse. En effet, dans sa lancée « simplificatrice », il supprime également des points importants des chapitres conservés, et à très forte valeur historique, donc politique.Sont ainsi enlevés « 1936-les occupations d’usines » du chapitre « Être ouvrier en France, ou encore »le programme du CNR« (Conseil National de la Résistance) dans le chapitre consacré à l’étude de la France de 1940 à 1946. En terminale, il supprime »l’échec américain au Vietnam« du chapitre pourtant intitulé »Les Etat s-Unis et le monde au XXe siècle« . Si l’on ajoute encore la suppression de l’étude de l’Amérique latine dans » les dynamiques des périphéries (de la mondialisation) et celle de « Mai 1968 » avec le chapitre sur la Ve République passé à la trappe, on obtient une violente ponction de toutes les situations de contestations de l’ordre établi ou de tentative d’alternative au modèle économique dominant !

A l’évidence, la forte dimension idéologique de ces suppressions n’a pu être ignorée de la part du ministère. Serait-ce donc une volonté délibérée, politique, d’ôter de la conscience des futurs travailleurs français la mémoire des luttes passées, leurs échecs, mais surtout leur contribution décisive à l’édification d’un modèle social que les gouvernements successifs s’emploient méthodiquement à détruire ?

Le CSEN du 19 septembre n’a pas permis de répondre à cette question pourtant posée par Sud éducation.



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