profs STI, l’heure du choix ?

vendredi 14 septembre 2012

Suite à la réforme des Bacs technologiques qui se voient transformés en Bacs STI2D (comme Sciences et Technologies de l’Industrie et du Développement Durable (sic)), les enseignants enseignent des matières qu’ils ne possèdent pas, sans expérience, sans recul. Les conséquences sur les personnels sont évidemment très
claires : Stress, dépressions latentes ou manifestes, insomnies, angoisse...(*)

Les nomenclatures des spécialités changent, les enseignants devraient donc « choisir » la série qui leur siérait le mieux, et ceci pour le 20 septembre, sans avoir la moindre idée de ce que ce choix peut impliquer sur leur carrière future (ancienneté, mutations, types d’élèves, types d’enseignement...).
Ces changements sont surtout utiles pour les Ressources Humaines, pas pour la pédagogie. Ils permettront d’affecter les enseignants indifféremment du collège au post-bac, pourront se remplacer les uns-les autres : un ex CAPET « Fonderie » pourra remplacer un ex CAPET « Informatique et télématique » puisqu’ils assureront tous deux le cours de transversal en STI2D ! Ce sera merveilleux !
Le CAPET « techno » a été supprimé et pourtant ce choix est conservé pour les enseignants en collège (on veut bien que les enseignants de lycée aillent en collège mais pas l’inverse !), comment feront les enseignants en technologie pour muter vu que l’ancienne nomenclature n’aura plus cours ?

Est-ce vraiment nécessaire de changer de discipline ?

Lors du CTM de juillet, l’administration a répondu qu’il n’y aura plus de recrutement dans les 42 disciplines, donc que tous les postes ouverts au mouvement pour ces disciplines se feront sur la nouvelle nomenclature.

Ainsi seul-e-s les enseignant-e-s candidats à mutation ou affectation doivent impérativement opter cette année. Pour tous les autres, une procédure d’option va se dérouler dans le temps. Chaque année, tous ceux qui voudront muter devront opter et leur poste sera transformé selon la nouvelle nomenclature.

RIEN NE PRESSE !

Le ministère ne semble pas vouloir engager un rapport de force avec l’ensemble des collègues de STI mais plutôt jouer l’extinction progressive, comme cela c’est passé pour les PTA il y a quelques années.

Les IPR ont vendu cette réforme en promettant 3 ans de formation « lourde ». Qu’en a-t-il été ?

Un semblant de formation , quelques journées, tout en assurant un temps complet auprès des élèves.

La finalité de la réforme est claire : La disparition des lycées technologiques qui coûtent cher. La volonté à peine masquée est d’introduire un enseignement (un vernis ?) technologique dans les lycées généraux.
C’est une fausse bonne idée : il serait en effet bon que tous les élèves acquièrent des bases de technologie
cependant cela créerait un fossé entre les formations courtes (CAP, Bac Pro) et les formations longues (ingénieur) et donc la disparition à terme des techniciens supérieurs et donc du tissu industriel.

Nous invitons donc les enseignants STI à s’organiser (comme dans d’autres académies) et à NE PAS signer ce papier.

(*) même l’inspection générale de dit !
voir :http://media.education.gouv.fr/file...

, en particulier le §3.5.3


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