Salaire, emploi, retraite : contre la régression sociale...Réagissons !

vendredi 19 avril 2013

Dans le cadre de l'ANI (accord co-signé par le MEDEF et certains syndicats) que le gouvernement veut maintenant graver dans la loi, notre employeur pourra  baisser nos salaires jusqu'au niveau du SMIC et nous imposer des mutations forcées sans que nous ne puissions refuser au risque de licenciement !

Pour la première fois  depuis 30 ans le pouvoir d'achat est en baisse : nos salaires sont bloqués alors que les impôts et les prix continuent à augmenter. Résultat, la pauvreté progresse !

 Les suppressions d'emplois et les licenciements pleuvent.
Conséquence, le chômage atteint des sommets et la précarité explose, puisque nous sommes de plus en plus nombreux contraints d'accepter des conditions toujours plus difficiles. C'est le chantage à l'emploi qui permet au patronat d'imposer ses conditions.

 Nos retraites sont à nouveau menacées : Le gouvernement et le patronat veulent encore nous imposer une baisse des pensions par la desindexation, un allongement de la durée de cotisation (actuellement de 42 annuités) et un report de l'âge de départ (62 ans aujourd'hui) ! F. Hollande l'a annoncé lors de son intervention TV du 28 mars : "des durées de cotisation plus longues"  et il a ajouté qu'il faudrait des mesures supplémentaires... Le premier ministre dit qu'il ne touchera pas à l'âge légal... quelle hypocrisie !  Qui pourra partir à 62 ans si nous devons cotiser 45 annuités ???

 Allons-nous nous laisser manger à la sauce grecque ?
Le patronat et ce gouvernement, comme ses prédécesseurs, ne comprendront qu'une chose : le rapport de forces. Ou nous serons capables de résister ou nous subirons le même sort que les salariés portugais ou grecs auxquels ont été imposés des reculs sociaux inouïs : baisse du SMIC de 22% (et de 33% pour les jeunes !), privatisations massives et accès payant à l'hôpital public, plans de licenciements dans le public et le privé, baisse des salaires et des retraites !

Ces mesures n'ont qu'un effet : elles génèrent la pauvreté et alimentent la crise économique (le chômage a explosé atteignant 25% et même 60% pour les jeunes). Il faut stopper cette spirale mortifère qui va nous entraîner, nous aussi, vers la catastrophe. Allons-nous laisser cette situation à nos enfants ?

La richesse créée par notre travail nous est volée : en 30 ans la part des salaires dans le revenu national a été réduite de 10 points soit 170 milliards d'€ par an ! Cette richesse a été accaparée par les actionnaires, les grands patrons et l'économie casino : en 2012, les 40 plus grosses entreprises cotées en bourse ont versé au total 40,9 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires,  soit une progression de 5% ! Varin le PDG de Peugeot a triplé son salaire en 2010, Gohn celui de Renault émarge à plus de 13 millions par an ! Le plan de « sauvetage » des banques a coûté  plus de 1 700 milliards d'euros, soit 13,6 % du PIB européen.
 Ce sont les travailleurs, les seuls à produire la richesse, qui payent la note.


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